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Avancées scientifiques, Santé

18 - 01 - 2018

Une solution pour éviter l’effet inflammatoire et protumoral des traitement anticancéreux ?

Les traitements anticancéreux (chimiothérapie, thérapie ciblée ou irradiation) tuent les cellules cancéreuses, ce qui crée une quantité de débris cellulaires. Ceux-ci provoquent une inflammation qui peut favoriser la prolifération des cellules cancéreuses résiduelles.

 

Une étude vient ainsi de démontrer sur modèle souris que des cellules tumorales tuées injectées avec des cellules prétumorales multipliaient par cent la vitesse de croissance de la tumeur en activant le relargage de cytokines proinflammatoires par les macrophages. La substance phosphatidylsérine qui apparaît pendant la mort cellulaire serait à l’origine de l'activité pro-inflammatoire des cellules tumorales tuées.

 

Sur ce même modèle, les chercheurs ont montré que des anti-inflammatoires et des substances naturelles nommées résolvines supprimaient l’effet protumoral des débris cellulaires.  

 

Les résolvines sont des médiateurs de l’immunité qui activent l’élimination des débris par les macrophages et diminuent en même temps le relargage de cytokines proinflammatoires par ces mêmes macrophages. Ceci a été vérifié in vitro sur des macrophages humains activés par des débris cellulaires.

 

 

 

Ces résultats obtenus chez la souris et sur cellules humaines encouragent à passer chez le patient. Des résolvines étant actuellement en essai clinique pour divers pathologies inflammatoires elles pourraient rapidement être évaluées en complément de traitements anticancéreux.