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Avancées scientifiques, Recherche fondamentale, Santé

15 - 12 - 2017

Une avancée dans la lutte contre le paludisme

Des études menées sur un modèle souris du paludisme ont permis de découvrir une voie pour faciliter le traitement de cette maladie.

 

Le paludisme ou malaria est un risque sanitaire pour la moitié de l’humanité, touche plus de 200 millions d’humains et en tue plus de 400 000 par an. Cette maladie est causée par un parasite unicellulaire nommé Plasmodium dont il existe plusieurs espèces. Elle est transmise par des piqûres de moustique.

 

Un des médicaments les plus efficaces et les plus utilisés est l’artémisinine, obtenue à partir d’un arbuste.

 

Un problème lié à ce traitement est qu’il produit une mise en dormance ou latence du parasite qui est ainsi protégé du traitement et peut se réveiller une fois la personne soignée, ce qui provoque une rechute. Cette rechute est un problème croissant dans la lutte mondiale contre le paludisme.

 

 

 

 

 

Des chercheurs ont réussi à découvrir le mécanisme qui permet au parasite d’entrer en latence. En cas de stress cellulaire, comme un traitement à l’artémisinine, la protéine parasitaire PK4 modifie la protéine eIF2 qui permet alors au parasite de modifier son niveau d’activité.

 

En bloquant PK4 génétiquement ou à l’aide d’un traitement sur un modèle souris de paludisme, on constate que le parasite ne peut plus entrer en latence et qu’il n’y a plus aucune rechute après traitement.

 

La prochaine étape pour la recherche est la découverte de  médicaments qui bloqueront la protéine PK4 chez le patient et ainsi éviteront les rechutes après traitement à l’artémisinine. La recherche fondamentale ouvre la voie à la médecine.