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Méthodes alternatives, Réglementation

11 - 12 - 2018

Syngenta tente de passer du rat à l’intelligence artificielle

L’évaluation de la sécurité des produits phytosanitaires (insecticides, herbicides, « pesticides »), nécessite parfois des essais par inhalation chez le rat. Ces essais impliquent de tuer les animaux en fin d’étude pour examiner les poumons et l’ensemble de l’organisme.

 

La société Syngenta tente une nouvelle approche sur le fongicide chlorothalonil.

 

Cette société a rassemblé les données sur la taille des particules, une modélisation informatique des fonctions respiratoires et des essais sur cellules humaines de la muqueuse nasale pour prédire le potentiel irritant du produit sur les voies respiratoires. Elle n’a pas eu recours à des essais sur animaux.

 

 

 

 

Ce dossier ainsi constitué a été soumis à l’Environmental Protection Agency pour accord. Cette agence officielle des Etats-Unis a pour mission d’assurer la meilleure protection des populations. Le dossier ne pourra donc être accepté que si l’information scientifique qu’il contient répond de façon au moins aussi satisfaisante que les essais sur animaux aux questions posées sur l’utilisation du chlorothalonil.

 

S’il est accepté, les industriels seront encouragés à utiliser cette approche. Cela serait aussi une étape vers l’approbation de substances comme les produits chimiques, domestiques ou médicaux sur la base d'essais non-animaux.

 

Lien :

https://news.bloombergenvironment.com/environment-and-energy/killing-rats-yields-to-ai-as-science-seeks-to-avoid-animal-tests