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Avancées scientifiques, Santé

01 - 03 - 2018

Réparer la moëlle épinière

La greffe de cellules souches neurales permet une réparation partielle de la section de moëlle épinière chez le macaque Rhésus.

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Cela fait des décennies que la recherche tente de faire pousser des axones (les fibres qui conduisent les signaux des neurones sur de longues distances) pour soigner les paralysies liées à des lésions de la moëlle épinière.

 

Les recherches menées sur des rongeurs ont permis de réels progrès mais ont aussi révélé que les méthodes de greffes mises au point chez les rongeurs ne fonctionnaient pas chez le primate, et qu’il n’était donc pas question de tenter des essais cliniques.

 

Par exemple chez le primate, la blessure forme un tissu cicatriciel qui bloque la croissance des axones. Et il a fallu trouver des solutions pour contourner ce blocage.

 

Une étude publiée le 26 février informe qu’une équipe de l’université californienne de San Diego a enfin réussi la greffe de cellules neurales progénitrices humaines (NPC) sur la moëlle épinière lésée de macaques Rhésus.

 

Vingt millions de NPC ont été greffées dans la moëlle épinière deux semaines après la lésion, en même temps qu’on injectait des facteurs de croissance et des immunosuppresseurs. La croissance des cellules n’a pas été bloquée par les processus inhibiteurs et ont poussé activement.

 

 

 

 

Les neuf mois suivants les cellules greffées se sont développées et des centaines de milliers d’axones ont poussé à travers la zone lésée vers les zones en aval permettant aux macaques de retrouver certains mouvements des membres. Plus de temps aurait peut-être permis une récupération plus complète des mouvements.

 

Cette étude a montré que la réparation de la section de la moëlle épinière par la greffe de cellules souches progénitrices neurales est possible, mais que la croissance des axones demande du temps. D’autres études seront encore nécessaire mais elle ouvre la voie à des essais cliniques.