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Avancées scientifiques, Santé

02 - 11 - 2017

Rein : un progrès pour les dialyses ?

On vient de tester avec succès chez le babouin un nouveau type de greffon artèrioveineux biologique et immunocompatible.

 

L’hémodialyse nécessite en général la création d’une connexion (fistule) entre une veine et une artère du bras pour disposer d’un débit sanguin suffisant.

 

Cette fistule est parfois remplacée par la greffe d’une veine prélevée sur le patient. Pour éviter de prélever une veine, on dispose de veines artificielles mais qui présentent davantage de risque de caillot ou d’infection.  

 

 

 

 

Des chercheurs tentent de mettre au point un type de greffon artèrioveineux plus satisfaisant.

 

Ils ont créé avec des cellules souches de peau humaine déposées sur une matrice protéique de bovin, des tubes de 6 mm de diamètre et 15 cm de long qu’ils ont ensuite totalement décellularisés.

 

Ces tubes greffés sur un modèle babouin d’hémodialyse ont été colonisés par les cellules des animaux receveurs pour reconstituer des vaisseaux sanguins. La perméabilité à 6 mois était maintenue chez trois animaux sur cinq, ce qui est un très bon résultat.

 

La preuve est faite que ce type de greffon acellulaire et immunocompatible pourrait devenir une option chirurgicale supplémentaire pour l’hémodialyse. Des essais cliniques sont envisagés.