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Avancées scientifiques, Recherche animale, Santé

29 - 01 - 2014

Protéger le cœur après un infarctus

Une étude menée chez la souris a permis de découvrir qu'un plastique peut protéger le cœur après infarctus.

Traitement de l'infarctus

Des chercheurs ont réalisé une découverte aussi remarquable qu'inattendue à l'occasion d'une étude chez la souris.

 

Suite à un infarctus la réaction inflammatoire (arrivée massive de cellules immunitaires) entraîne dans le myocarde la création d'un tissu cicatriciel inerte qui ne permet pas la reconstruction d'un tissu musculaire efficace. Plusieurs équipes de chercheurs dans le monde tentent d'éviter l'apparition de ce tissu cicatriciel.

 

Or c'est une équipe qui travaillait sur un tout autre sujet (l'atteinte du cerveau par le virus du Nil sur un modèle souris) qui a peut-être trouvé la solution. Suite à l'injection de cellules immunitaires (monocytes) marquées par des microparticules de plastique (pour suivre leur déplacement vers le cerveau) ils ont découvert qu'en chargeant négativement le plastique, les cellules au lieu de gagner le cerveau, se dirigeaient vers la rate. Cette trouvaille est due à une erreur de manipulation pendant la préparation des microparticules ce qui n'a pas empêché l'équipe de comprendre son grand intérêt médical potentiel.

 

Appliquée à l'étude de la cicatrisation du myocarde après infarctus chez la souris, cette découverte a permis de diminuer l'invasion du tissu cardiaque par les cellules immunitaires puis par du tissu cicatriciel. Les souris qui ont reçu une injection de microparticules de plastique chargé négativement 12 heures après infarctus ont présenté des lésions deux fois moins sévères que celles qui ne l'ont pas reçue.

 

Cette découverte devrait déboucher sur des essais cliniques l'année prochaine. Par ailleurs elle pourrait être appliquée à d'autres maladies inflammatoires comme la sclérose en plaques ou la colite chronique.

 

Le hasard a évidemment joué un rôle dans cette découverte comme dans de nombreuses découvertes. C'est ce qu'on appelle la sérendipité. La capacité des expérimentateurs à détecter et interpréter ces évènements dus au hasard est aussi importante que la capacité du modèle d'étude à produire des réponses inattendues comme c'est le cas pour les modèles animaux