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Ethique, Méthodes alternatives

22 - 11 - 2018

Organoïdes : et maintenant l’éthique

La culture in vitro de mini-organes humains ou organoïdes est en plein développement. Ces structures de l’ordre du millimètre sont de nouveaux outils de recherche apparus grâce aux progrès technologiques.

 

Des chercheurs de l’université californienne de San Diego sont ainsi parvenus à produire des mini-cerveaux humains en développement, moment où certaines maladies psychiatriques se développent.

 

 

C’est une avancée considérable pour la recherche qui ne dispose pas de bon modèle d’étude : d’une part il est à peu près impossible de réaliser chez la femme des observations in utero et d’autre part le cerveau est l’organe pour lequel la transposition des modèles animaux à l’humain est la plus délicate.

 

Les chercheurs ont « fait pousser » ces mini-cerveaux à partir de cellules souches humaines. Au bout de six mois, l’activité électroencéphalographique de ces organoïdes est apparue comparable à celle d’enfants prématurés de 25 et 39 semaines.

 

C’est une réussite scientifique : ces organoïdes pourraient être de très bons modèles d’étude pour des maladies psychiatriques.

 

Mais elle soulève des questions éthiques : ces organoïdes sont-ils conscients ? Quelle attitude adopter ? Aujourd’hui aucune réglementation ne répond.

 

Une réflexion éthique va se développer et des règles seront adoptées :

      - faudra-t-il par précaution exclure certains organoïdes de la recherche et pour d’autres en restreindre l’accès ?

      - faudra-t-il que les chercheurs sur organoïdes de cerveau humain prouvent la nécessité d’y avoir recours et la prise en compte d’une éventuelle douleur ou souffrance ?

 

De tels principes et règles sont déjà appliqués en recherche animale.  

 

Liens :

 https://www.nature.com/articles/d41586-018-07402-0

https://theconversation.com/fresh-urgency-in-mapping-out-ethics-of-brain-organoid-research-107186