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Ethique, Méthodes alternatives, Recherche animale

28 - 11 - 2014

Les méthodes alternatives en recherche animale

Aujourd’hui, l’expérimentation animale tient une place minoritaire dans la recherche. En effet, 70 % des études se réalisent grâce à des méthodes in vitro. Mais l'expérimentation animale reste indispensable pour 30 % des études en biologie afin de reproduire la complexité d’un organisme vivant.

 


 

Une question scientifique mais aussi de société


Dans une récente publication l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) souligne que « la question des méthodes alternatives en expérimentation animale n’est pas uniquement scientifique et technique ».

 

Les méthodes alternatives en expérimentation animale comprennent la réduction, l'optimisation et la substitution. Cette dernière correspond sensu stricto aux alternatives à l'expérimentation animale. Le public s’intéresse de plus en plus à la recherche médicale et aux méthodes substitutives. En 2013 les auditeurs du podcast de vulgarisation scientifique La tête au carré ont voté pour choisir le sujet d’une future émission. Ainsi, les internautes ont choisi la thématique des « alternatives à l’expérimentation animale ».

 

Le projet PICASO


L’Ineris a mis en place un projet de « collaboration sciences-société » appelé PICASO Alternatives. Différentes enquêtes ont été réalisées afin de mieux percevoir les attentes sociétales dans le domaine des méthodes alternatives. La conclusion ? « Une majorité des répondants considère qu'il est encore trop tôt pour se passer totalement de l'expérimentation animale ». En revanche, deux revendications fortes émergent : limiter le plus possible les dommages causés aux animaux et développer des méthodes de substitution.

 

Quelles alternatives à l’expérimentation animale ?


Dans la recherche, la règle des 3 R est appliquée rigoureusement afin de remplacer, réduire et raffiner l’expérimentation animale (voir la vidéo ci-dessus).

 

Les méthodes qui n’impliquent pas d'animaux s'inspirent souvent des progrès scientifiques et technologiques. De nouvelles approches, telles que l'ingénierie tissulaire, les technologies des cellules souches et la modélisation informatique, offrent de nouvelles perspectives pour remplacer les animaux dans certains domaines de la recherche. Grâce aux avancées scientifiques, les puces à ADN ou encore l’impression biologique en trois dimensions, commencent à faire leurs preuves au sein des laboratoires.

 

Mais le Sénat explique qu’aujourd’hui il existe un « faible nombre de méthodes de substitution validées » et que même si « les efforts se poursuivent dans ce domaine, l’utilisation de modèles animaux reste encore aujourd’hui une nécessité ».