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Avancées scientifiques, Méthodes alternatives

11 - 04 - 2019

Les chenilles comme modèle d’étude des pneumonies

Les chenilles ont un système immunitaire comparable au nôtre. Elles sont un modèle d’étude des pneumonies dues à la bactérie Klebsiella pneumoniae, qui permet de progresser dans la connaissance des gènes essentiels à l’infection.

 

Les chercheurs du Wellcome Sanger Institute étudient la pneumonie bactérienne à Klebsiella pneumoniae. Cette bactérie est la cause principale des pneumonies contractées en hôpital ou par des personnes fragiles. De plus en plus de souches de cette bactérie sont résistantes à de plus en plus d’antibiotiques.

 

Les chercheurs veulent découvrir quels sont les gènes qui permettent à la bactérie de se fixer sur les cellules de l’hôte, ainsi que ceux qui lui permettent d’échapper au système immunitaire.

 

Dans ce but ils ont créé des souches mutantes de la bactérie à partir d’une souche d’origine collectée en hôpital. L’étape suivante consiste à injecter ces souches mutantes à des organismes vivants pour voir lesquelles sont capables de déclencher une infection.

 

Pour cette étude, les chercheurs se sont tournés vers la chenille. Cet animal dépourvu de système nerveux central et de récepteurs de la douleur, a un système immunitaire comparable au nôtre et est de plus en plus utilisé en recherche microbiologique.

 

Les chercheurs ont utilisé 200 chenilles et ont ainsi pu identifier des gènes déjà connus pour être nécessaires à l’infection, ce qui montre la validité du modèle, mais aussi de nouveaux gènes qui n’avaient jamais été liés à l’infectiosité d’aucune souche bactérienne.

 

 

Ces découvertes ouvrent de nouvelles voies pour la recherche de thérapies anti-infectieuses.

 

Cette étude a reçu un prix 3R du National Centre for the Replacement Refinement & Reduction of Animals in Research britannique.

 

https://sangerinstitute.blog/2019/03/14/catching-pneumonia-with-caterpillars/