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Avancées scientifiques, Recherche fondamentale

21 - 11 - 2017

L'enzyme de la détyrosination enfin découverte

Des chercheurs CEA, CNRS, Inserm et universités de Grenoble, Montpellier et Stanford (Etats-Unis) ont enfin isolé une protéine cellulaire vitale, 40 années après qu’on ait découvert sa fonction.

 

Chaque cellule de notre organisme contient une structure appelée microtubules. C’est une sorte de squelette souple fait de la protéine tubuline et qui s’adapte aux besoins de la cellule : division, polarité, morphologie, migration.

 

Cette adaptation nécessite l’intervention de protéines actives ou enzymes. Ainsi on a découvert en 1977 qu’une de ces enzymes devait assurer une modification moléculaire essentielle appelée détyrosination. On sait aussi qu’un excès de détyrosination est observé dans des cancers sévères et des maladies cardiaques. D’où l’intérêt thérapeutique de découvrir cette enzyme.

 

C’est depuis peu chose faite. Des études in vitro complexes ont permis de découvrir que non pas une, mais deux enzymes réalisent la détyrosination. Leurs noms : VASH1 et VASH2.

 

 

 

En leur absence la morphologie des cellules (ici, des neurones) est modifiée et sur un modèle souris, la migration neuronale vers le cortex est interrompue.

 

Ces connaissances ouvrent une nouvelle voie à des découvertes sur certains cancers et sur le développement et le fonctionnement du cœur et du cerveau.