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Recherche animale, Santé

04 - 12 - 2015

L’avis des scientifiques sur le curcuma

Omniprésent dans la cuisine indienne, le curcuma est également utilisé par la médecine traditionnelle asiatique afin de pallier les troubles digestifs et inflammatoires. Mais que disent les chercheurs ? Des études chez la souris montrent que la curcumine réduit le risque de formation de métastases cancéreuses. Cependant, les bienfaits du curcuma sur l'homme restent encore à prouver.

  Le curcuma, une épice polyvalenteOriginaire du sud de l'Asie, le curcuma ou « gingembre jaune » est très populaire dans la cuisine indienne et fait partie des épices utilisées pour la préparation du fameux curry. Le curcuma est également utilisé par la médecine traditionnelle chinoise et indienne afin de pallier les troubles digestifs et inflammatoires. C’est la curcumine, principal pigment du curcuma, qui est soupçonnée d’agir contre les cellules cancéreuses. Par ailleurs, au sein de l’industrie européenne, la curcumine est utilisée comme additif alimentaire sous le nom de E100 en tant que colorant naturel. Des effets in vitro et chez la sourisIn vitro, la curcumine a un effet antioxydant et favorise la mort programmée, ou apoptose, des cellules cancéreuses. En 2012, des chercheurs allemands ont démontré que la curcumine diminuait le risque de dissémination des cellules cancéreuses (métastases) chez la souris. D'autres travaux chez la souris ont mis en évidence des effets bénéfiques de la curcumine sur les cancers de la bouche, de l'estomac, du foie, du duodénum et du côlon, mais pas sur le cancer du sein. L'application clinique de la curcumine est étudiée, mais cette substance a une faible biodisponibilité c'est à dire une faible capacité à être absorbée et à persister dans l'organisme. Aussi, les bienfaits du curcuma chez l'homme restent encore à prouver.