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Avancées scientifiques, Recherche fondamentale, Santé

30 - 11 - 2017

La souris ouvre la voie au « big data » de la médecine personnalisée

Les très nombreuses données obtenues chez la souris sur le lien entre génétique, environnement et santé ou maladie sont maintenant exploitables par de nouveaux outils informatiques.

 

La santé et la maladie dépendent de l’interaction entre la constitution génétique de chacun (le génome) et son environnement. Cette interaction d’une grande complexité fait de chaque individu un cas unique, ce qui a donné le jour à la notion de médecine personnalisée.

 

Pour progresser vers cette médecine, les relations infiniment complexes entre génétique, environnement et santé ou maladie doivent être comprises.

 

Dans ce but des centaines de groupes de recherche ont étudié depuis des décennies une population de souris nommée BXD dont le génome est parfaitement connu. En étudiant ces animaux et en agissant sur leur environnement, par exemple la nourriture, ils ont relié les gènes et leur expression (ADN, ARN, protéines, métabolites) à la constitution des animaux appelée aussi phénome. Ce phénome inclut la couleur du poil et la taille, mais aussi la bonne santé et la maladie.

 

Aujourd’hui les chercheurs de l’EPFL ont mis en ligne des outils d’analyse informatique qui vont permettre aux chercheurs du monde entier d’exloiter le "big data" que représentent les centaines de millions de données issues de ces travaux chez la souris.

 

Cette « boite à outils » a par exemple déjà permis de découvrir le lien entre une protéine Rpl26 et le poids corporel.

 

La qualité des données issues de la souris BXD rend leur extrapolation à d’autres espèces et à l’humain très robuste.

 

L’étape suivante qui s’annonce beaucoup plus complexe, sera de pouvoir travailler non plus avec les données de souris génétiquement identiques, mais avec celles de patients tous différents pour enfin ouvrir la porte à la médecine personnalisée.