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Avancées scientifiques, Santé

29 - 12 - 2017

A la recherche des gènes de la réponse aux antidépresseurs

Une étude chez la souris a permis de définir un groupe de gènes qui permettent de prédire les 3/4 des réponses aux antidépresseurs dans un groupe de patients.

 

Les deux tiers des personnes dépressives ne répondent pas au premier traitement antidépresseur reçu sans qu’on en comprenne la raison.

 

Les études cliniques n’ont pas permis de préciser les raisons de ces différences tant les facteurs qui interviennent sont nombreux: différences dans les types de dépression, l’histoire et la génétique des patients.

 

Des chercheurs ont eu l’idée de déterminer sur une lignée de souris qui répond aux antidépresseurs, les différences génétiques entre les meilleurs et les pires répondeurs. C’est une méthode qui permet d’exclure la grande majorité des facteurs environnementaux et génétiques qui brouillent les études chez les patients.

 

 

 

 

Ils ont ainsi sélectionné un ensemble de gènes qu’ils ont comparé aux gènes de patients bons et mauvais répondeurs. Suite à ce tri, un groupe de 259 gènes d’expression différente selon qu’on soit bon ou mauvais répondeur a été défini.

 

Le niveau d’expression de ces gènes permet de prédire 76% des réponses chez les patients.

 

Parallèlement, il a été mis en évidence que les gènes régulés par le récepteur aux glucocorticoïdes étaient particulièrement nombreux dans ce groupe, ce qui laisse supposer que les antidépresseurs stimulent les mécanismes de résistance de l’organisme.

 

Cette étude montre l’intérêt d’adapter le modèle animal à l’objectif de l’étude et de le rapprocher systématiquement et autant que possible des données humaines.