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Avancées scientifiques, Recherche fondamentale, Santé

03 - 04 - 2018

La phosphorylation de l’histidine : une nouvelle cible contre le cancer

Grâce à des études menées chez la souris on a découvert que la protéine LHPP présente chez l’humain pouvait stopper la croissance de tumeurs.

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En 1979 Tony Hunter a découvert que la phosphorylation (ajout d’un groupe phosphate) de l’acide aminé tyrosine sur certaines protéines pouvait favoriser le cancer. De cette découverte est née la famille des anticancéreux nommés inhibiteurs de tyrosine kinase parmi lesquels le Glivec.

 

Aujourd’hui une équipe de chercheurs a étudié la phosphorylation de l’histidine sur un modèle de cancer du foie chez la souris. Cette équipe vient de publier les résultats de ses travaux :

  •       - les histidine kinases NME1 et NME2 (qui ajoutent un groupe phosphate) sont augmentées en cas de cancer
  •       - l’histidine phosphatase LHPP (qui retire un groupe phosphate) est totalement absente du tissu tumoral
  •       - le taux de protéines phosphorylées sur l’histidine est plus élevé dans le tissu tumoral que dans le tissu sain
  •       - l’introduction d’une activité LHPP chez des souris qui devaient développer des tumeurs, prévient ce développement.

 

La LHPP serait un facteur suppresseur de tumeur.

 

Des examens réalisés sur des tumeurs hépatiques humaines ont montré des taux élevés de NME1 et 2, et diminués de LHPP. Une base de données de différents cancers humains a montré que dans de nombreux cancers hépatiques le taux de LHPP était diminué et corrélé à la sévérité de la maladie et à l’espérance de vie.

 

La phosphorylation de l’histidine et la LHPP seraient de nouvelles cibles thérapeutiques pour lutter contre le cancer.

 

 Phosphorylation de l'histidine

Phosphorylation de l'histidine

 

https://www.salk.edu/news-release/tumor-suppressor-protein-targets-liver-cancer/