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Avancées scientifiques, Recherche fondamentale, Santé

22 - 06 - 2018

La mouche aide à comprendre les liens entre microbiome et bonne santé

Des études menées chez la mouche indiquent comment les bonnes bactéries nous permettent d’être en bonne santé.

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Un microbiote intestinal sain aide à entretenir le métabolisme de l’organisme hôte, mais le mécanisme en jeu n’est pas connu. La mouche drosophile dont l’intestin présente les mêmes types cellulaires que celui des humains est couramment utilisé comme modèle pour l’étude de ces mécanismes.

 

 

 

 

Ainsi on a découvert que l’intestin des mouches accumulait des gouttelettes de lipides (l’équivalent du foie gras non alcoolique chez l’humain) dans différentes circonstances :

- en l’absence de microbiote intestinal ou de l’acétate qu’il produit

- en l’absence des cellules de l’immunité innée

- en l’absence de la tachykinine (hormone essentielle au métabolisme du glucose) sécrétée par les cellules entéro-endocrines (EE – cellules de l’intestin sécrétrices d’hormones).

 

Partant de là des chercheurs ont découvert que chez la mouche les cellules de l’immunité innée et l’acétate produit par les bactéries sont tous deux nécessaires à la sécrétion de tachykinine par les EE.

 

 

 

Il reste à découvrir comment l’immunité innée établit ses interactions avec les EE en parallèle avec sa tolérance aux bactéries habituelles du microbiote, et à vérifier l’existence de ces mécanismes sur des modèles mammifères.

 

De telles études permettent d’avancer dans la compréhension du lien entre alimentation, microbiome et métabolisme. Elles permettent d’envisager par exemple que les glucides fermentescibles produisant de l’acétate favoriseraient un bon métabolisme après un traitement antibiotique.

 

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1550413118303796

https://vector.childrenshospital.org/2018/06/microbiome-metabolism-immune-system/