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Avancées scientifiques, Recherche fondamentale

11 - 12 - 2017

La moëlle épinière n’a pas besoin du cerveau pour trier les informations

Des chercheurs viennent de découvrir comment la moëlle épinière parvient à trier les informations qui pourraient perturber les mouvements.

 

En même temps qu’elle coordonne un mouvement, notre moëlle épinière reçoit des informations qui proviennent de la peau et des muscles. Ces informations doivent être analysées et triées pour ne pas interférer avec les mouvements. Par exemple il pourrait être dangereux de lâcher un outil dans le but de chasser une mouche qui s’est posée sur notre bras.

 

Mais on ne sait pas encore exactement comment se fait ce tri.

 

 

 

Pour répondre à cette question, des chercheurs ont étudié des souris mutées pour le gène RORb chez lesquelles une marche « en canard » avait été observée. Une telle marche qui n’est reliée à aucune atteinte des muscles ou des neurones moteurs, signe une défaillance de coordination au niveau de la moëlle épinière.

 

Les chercheurs ont découvert que la moëlle épinière de ces souris était dépourvue de certains neurones nommés interneurones RORb. En examinant de plus près ces neurones, les chercheurs ont découvert qu’ils permettaient d’inhiber la transmission d’un signal entre deux neurones, évitant ainsi la prise en compte d’informations perturbantes. C’est pourquoi leur provoque la marche « en canard ». Chez l’humain, la même mutation provoquerait une flexion prolongée du genou pendant la marche.

 

Cette information scientifique obtenue grâce à un modèle souris permet de mieux comprendre le fonctionnement fondamental de notre système nerveux. De telles connaissances seront indispensables pour parvenir à soigner les maladies et les atteintes de la moëlle épinière.