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Avancées scientifiques, Santé

09 - 03 - 2018

La fumée tertiaire favorise le cancer du poumon chez la souris et sur cellules humaines

Une étude menée chez la souris et sur cellules humaines montre que l’exposition à la fumée tertiaire favorise l’apparition et le développement du cancer du poumon.

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Les résidus qui persistent sur les surfaces et dans les poussières des locaux longtemps après qu’on y ait fumé, sont appelés fumée tertiaire (THS sur les images ci-dessous). Ces résidus sont facilement avalés par les enfants.

 

Une étude publiée en 2017 a montré que chez de jeunes souris un bref contact avec la fumée tertiaire était associé à une perte de poids et à des modifications du système immunitaire.

 

Une étude chez la souris et sur cellules humaines dont les résultats viennent d’être publiés, a tenté de préciser le danger.

 

Une lignée de souris qui développe spontanément des cancers du poumon a été utilisée. Les animaux ont été mis en contact de 4 à 7 semaines avec une dose de fumée tertiaire de 77 microgrammes par kilo par jour, dose considérée comparable à celle que des tout-petits peuvent absorber dans une maison de fumeur. Quarante semaines plus tard, les souris traitées ont présenté davantage de cancers du poumon (adénocarcinome) et de plus grande taille, que les contrôles.

 

 

 

Les tests in vitro réalisés sur cellules pulmonaires cancéreuses humaines  ont montré que les résidus provoquaient des cassures de l’ADN et une augmentation du taux de prolifération des cellules.

 

 

 

La conclusion de ces études est que l’exposition précoce à la fumée tertiaire augmente le risque de cancer du poumon.