Newsletter

Vous êtes ici

Avancées scientifiques, Santé

24 - 03 - 2015

La fontaine de jouvence, rêve ou réalité ?

Si vous pouviez vivre éternellement le feriez-vous ? Jusqu’à maintenant cette question ne se posait pas. Mais d’ici quelques années, l’idée d’allonger son espérance de vie pourrait bel et bien prendre forme.

 

Retrouver une jeunesse énergétique


Une étude récente sur des souris a montré qu’il était possible de donner une nouvelle jeunesse à un organisme vieillissant. Des chercheurs de Harvard Medical School ont déniché une molécule miracle : la nicotinamide adénine dinucléotide ou NAD. Loin d’être rare, cette molécule est produite naturellement chez tous les êtres vivants et participe activement au métabolisme au sein des mitochondries – véritables centrales énergétiques des cellules. Comme n’importe quelles usines, les mitochondries se délabrent avec le temps ce qui conduit à de nombreuses maladies qui apparaissent avec l’âge. Cependant, l’injection de NAD chez des souris d’âge avancé leurs permet de retrouver une musculature et la vitalité de leurs six mois.


Cette étude est loin d'être la seule à s’attaquer au problème du vieillissement et les chercheurs l’étudient sous tous les angles.



La jeunesse dans les gènes


Le vieillissement peut aussi être contourné par les gènes. Des chercheurs de l’Université de Californie se sont intéressés à un gène qui participe au marquage et à l’élimination des mitochondries endommagées. En le surexprimant ils observent un allongement de 25% de la durée de vie en bonne santé de mouches drosophiles. Ce gène est loin d'être le seul à moduler l’espérance de vie et depuis leur découverte en 1993, les « gérontogènes » donnent lieu à une véritable chasse au trésor génétique.

 "Sur le nématode Caenorhabditis elegans, dont le génome compte approximativement 16.000 gènes, la communauté des chercheurs en a isolé une centaine ayant un impact sur la longévité", indique Hugo Aguilaniu, un spécialiste de ce petit ver.


Vivre plus longtemps mais mieux


Si la capacité de vivre plus longtemps est inscrite dans nos gènes, pourquoi nos organismes ne l'exploitent-ils pas ?


Notre organisme perd la capacité de se reproduire au-delà d’un certain âge et la longévité n'est pas primordiale pour la survie de l'espèce. Ce serait même un acte égoïste si on considère qu'une vie plus longue n’est pas soumise à la sélection naturelle. Mais ceci n’a pas empêché l'espérance de vie de l'espèce humaine de passer de 25 ans au début de l’ère chrétienne à 70 ans en moyenne dans le monde aujourd’hui (82 ans en France) et de continuer à augmenter.

 

Le but de la recherche est surtout aujourd'hui de diminuer l'effet du vieillissement sur la santé et d'améliorer la qualité de vie des années que nous avons gagnées.