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Avancées scientifiques, Santé

04 - 07 - 2018

Infarctus : des cellules pluripotentes humaines améliorent la récupération de la fonction cardiaque chez le macaque

Une étude chez le macaque confirme l’intérêt de la greffe de cellules pluripotentes pour la réparation du cœur après infarctus et encourage à poursuivre la recherche dans cette voie.

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Le cœur se régénère mal après un infarctus ce qui provoque l’apparition de cicatrice et la perte de contractilité qui peut mener à la défaillance cardiaque.

 

Pour obtenir une régénération plutôt que la cicatrisation, des chercheurs étudient la transplantation de cellules cardiaques pluripotentes dérivées de cellules souches humaines (hESC-CM). Ces cellules sont cultivées in vitro puis injectées par voie intraveineuse dans les zones lésées du myocarde.

 

Chez la souris, le rat et le cochon d’Inde la fonction cardiaque a été améliorée. Chez le macaque, une espèce plus proche de l’humain, la remuscularisation du myocarde a été constatée mais des arythmies ventriculaires transitoires ont aussi été observées, un effet qui n’avait pas été observé chez les rongeurs.

 

L’étude publiée cette semaine visait à savoir si les hESC-CM pouvaient restaurer la fonction contractile chez le macaque, et à découvrir la cause des arythmies. Environ 750 millions de cellules ou un placebo ont été injectés à chacun des neuf macaques de l’étude qui avait subi préalablement un infarctus selon un mode standardisé.

 

Cette étude a montré que :

             - la greffe d’hESC-CM chez le macaque améliore fortement la récupération de la fonction cardiaque à un niveau supérieur à celui observé chez les rongeurs. La raison en est probablement la plus grande proximité phylogénétique du modèle macaque.

             - des arythmies ont été observées en particulier chez un animal. Elles ne sont pas liées à une anomalie de conduction du tissu régénéré, mais à une activité de type foyer d’impulsion ou pacemaker. Il faudra trouver un moyen de maitriser ce type d’effet secondaire s’il devait apparaître chez le patient.

 

 

 

 

En conclusion cette étude encourage à poursuivre ces études qui doivent permettre d’aboutir à des greffes médicales de cellules chez les personnes victimes d’infarctus.  

 

https://edition.cnn.com/2018/07/02/health/monkey-heart-attack-stem-cell-study/index.html

https://www.nature.com/articles/nbt.4162.epdf