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Recherche animale, Santé

31 - 10 - 2014

Ebola : la recherche française se mobilise

L'épidémie actuelle du virus Ebola, qualifiée comme « hors de contrôle » par Médecins Sans Frontières, a dépassé la barre des 10 000 cas depuis le début de l'année. Face à l’ampleur de cette épidémie, la France va consacrer un budget de 20 millions d’euros pour combattre Ebola en Afrique, selon un récent communiqué de l'Elysée. Comment s’organise la recherche française et sur quels projets travaillent les chercheurs ?

 

Où travaillent les chercheurs ?


C’est dans un laboratoire unique en Europe, le laboratoire P4 Jean Mérieux, que la recherche progresse dans la lutte contre le virus Ebola. Hautement sécurisé, le laboratoire lyonnais répond aux normes de sécurité biologiques les plus drastiques. Il préserve ainsi les chercheurs contre tout risque d'infection et assure une protection totale de l'environnement.

 

Quels projets sont en cours ?


Les chercheurs testent l’efficacité de différentes molécules antivirales et travaillent pour développer un nouveau test de diagnostic rapide (voir la vidéo ci-dessus). L’Aviesan (Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé) souligne que « tous les traitements thérapeutiques passent par une phase de recherche animale avant d’être validés chez l’homme », notamment sur des primates.

 

La priorité : développer des antiviraux contre Ebola


Un antiviral est une molécule qui empêche la multiplication du virus, permettant ainsi de diminuer l’infection. L’objectif à court terme de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) consiste justement à développer un traitement antiviral pour « améliorer la prise en charge thérapeutique des malades, avec des traitements limitant la réplication du virus ou renforçant la protection de l’hôte ».

 

Son efficacité est démontrée en utilisant des modèles animaux et les paramètres suivants seront analysés : « les taux de survie, les températures corporelles, le poids, la charge virale (quantité de virus par millilitre de sang), les paramètres hématologiques et biochimiques », confirme l’Aviesan. Trois types d’antiviraux sont testés par les scientifiques, dont le favipiravir qui a déjà fait ses preuves contre le virus de la grippe.

 

Un test diagnostique à base d’anticorps « aussi simple à utiliser qu’un test de grossesse »


D’un format identique à celui des tests de grossesse, un dispositif de diagnostic a été développé et sera disponible sur le terrain. À partir d’une goutte de sang, de plasma ou d’urine, ce test est capable de donner une réponse en 15 minutes pour tout patient présentant des symptômes d’Ebola.