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Recherche fondamentale

20 - 06 - 2018

Du champignon à l’humain en passant par la mouche, l’épigénétique anime le génome

La recherche fondamentale sur l’épigénétique montre l’unité du vivant et crée de nouvelles voies thérapeutiques.  

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L’épigénétique est le domaine qui étudie la régulation de l’expression des gènes. C’est en 1947 que la première protéine à activité épigénétique a été identifiée chez la mouche.  

 

Celle-ci fait partie d’un groupe de protéines nommé Polycomb, qui agit en opposition à un deuxième groupe de protéines nommé Trithorax. Ces protéines existent chez les champignons, les plantes et les animaux. Elles veillent entre autres au bon agencement des organes pendant le développement.

 

Aujourd’hui les protéines Polycomb font l’objet de nombreuses recherches par exemple dans le domaine des cellules souches.

 

On a aussi découvert que ces protéines ont une action antitumorale, y compris dans des cellules humaines en culture.

 

On considère que la transcription (c’est-à-dire l’expression) des deux tiers des vingt-mille gènes de notre génome sont contrôlés par un système auquel participe Polycomb.

 

 

 

 

Le grand intérêt thérapeutique de l’épigénétique réside dans le fait qu’elle agit sur l’expression des gènes sans provoquer de mutation, ce qui la rend aisément réversible. Dans le domaine du cancer on envisage qu’une protéine Polycomb pourrait neutraliser des gènes mutés à l’origine de tumeurs.

 

Cependant de nombreuses études fondamentales seront encore nécessaires avant qu’on soit capable de maitriser l’utilisation de médicaments à action épigénétique.

 

https://lejournal.cnrs.fr/articles/lepigenetique-mene-le-genome-a-la-baguette