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Avancées scientifiques, Recherche animale, Santé

06 - 06 - 2016

Des cellules souches réparent les dégâts causés par l’AVC

Des chercheurs de l'université Stanford (États-Unis) se sont lancé un défi : celui de réparer les séquelles cérébrales dues à un AVC ! Un objectif difficile à atteindre qui semble pourtant sur la bonne voie. Explications ci-après.

 

L’absence d’irrigation de la zone cérébrale appelée aire de Broca (ici en rouge) peut entraîner des troubles du langage. © CC BY-SA 2.1 jp/Wikimedia Commons

 

Un Accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique, c’est l’occlusion d’une artère par un caillot sanguin qui stoppe la circulation du sang oxygéné vers le cerveau et en nécrose les parties non irriguées. Lorsqu’une personne en subit un et n’est pas prise en charge immédiatement, elle se retrouve avec des lésions cérébrales, des dysfonctionnements moteurs et/ou des troubles du langage. Pour remédier à cela, des chercheurs de l’université Stanford (Etats-Unis) ont injecté des cellules souches directement dans le cerveau, au niveau des zones abimées. Une stratégie payante !

 

De fait, de nombreux essais in vivo ont déjà montré l’efficacité de ce traitement sur l'organisme. Ce qui a permis aux chercheurs d’entamer la phase 1 de l’essai clinique, c’est-à-dire d’évaluer la sécurité de la technique chez l’Homme. Résultat : sur les 18 patients ayant subit un AVC il y a plus de six mois et touchés de façon " permanente ", 7 ont présenté une nette amélioration des fonctions motrices atteintes. « Un patient de 71 ans en fauteuil roulant a même pu remarcher », a précisé Gary Steinberg, le professeur et chef d’équipe.

 

Pourquoi ? Parce qu’en injectant des cellules souches modifiées génétiquement pour qu’elles se transforment en cellules neuronales dans les zones lésées du cerveau, ce dernier a réenclenché le processus de régénération des tissus. Ces sept volontaires qui ne réussissaient plus à contrôler leur bras, leur jambe... six mois après leur accident, ont alors repris espoir. Mais il reste un long chemin à parcourir puisque les scientifiques doivent encore tester et valider ce traitement sur d’autres personnes pour qu’il soit utilisable en bloc opératoire. L’affaire reste donc en cours.