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L'étude

Le guide de l'évaluation éthique des études sur animaux examine toutes les étapes de l'étude qui concernent les animaux. Pour plus de détails vous pouvez vous y reporter.

 

Dans le déroulement d’une étude, on administre souvent aux animaux un produit dont on souhaite connaître les effets. On en connaît déjà les caractéristiques physico-chimiques ainsi que l’activité sur des extraits biologiques et des cellules (études in vitro), ce qui permet d’éviter d’administrer aux animaux des substances non biocompatibles. Le produit peut être administré par voie orale (gavage à l’aide d’une sonde ou d’une gélule) ou injectable. Le choix de la dose se fait en fonction de ce qu'on sait déjà du produit. La durée de l'étude dépend de l’effet étudié.

 

Les principaux examens effectués sont l’examen clinique (aspect, attitude, comportement, électrocardiogramme, ophtalmologie), la pesée, la prise de nourriture, les examens sanguins et urinaires. Les quantités de sang qui peuvent être prélevées font l’objet de recommandations. Il faut en effet éviter de prélever des volumes trop importants chez des animaux qui pèsent parfois seulement 20 grammes comme dans le cas des souris.

 

Les examens spécialisés (radiographie, scanner, IRM) peuvent nécessiter une anesthésie. Celle-ci est réalisée en conformité avec les pratiques vétérinaires et par des personnes formées.

 

Des études successives peuvent être réalisées sur les mêmes animaux dans le cas où les conditions de l’étude le permettent (conséquences nulles ou très faibles pour le bien-être de l’animal, durée courte, produit non rémanent). Cette réutilisation permet d'obtenir des données plus fiables et de limiter le nombre d’animaux utilisés. Elle est souvent pratiquée pour les études de pharmacocinétique (dosage du produit dans le sang) ou de télémétrie (mesure à distance).

 

Des interventions chirurgicales sont réalisées par exemple quand il est nécessaire de poser des cathéters ou des appareillages miniaturisés (capteurs et émetteurs). Ces interventions sont réalisées par du personnel formé à la chirurgie et à l’anesthésie et à l’aide de moyens adaptés au type d’intervention. Une analgésie post-opératoire est mise en place à chaque fois que c'est nécessaire.

 

L’euthanasie termine en général les études ce qui rend possible cetains examens importants comme les examens au microscope ou les études de pharmacogénomique ou de toxicogénomique. Le choix de la méthode d’euthanasie dépend de l’espèce animale et doit respecter l’annexe IV de la directive 2010/63. Les cadavres sont éliminés en accord avec la réglementation nationale et en tenant compte des installations disponibles à proximité de l’établissement. Cela se fait en général par incinération.

 

La remise en liberté d’animaux est prévue par la réglementation. Elle doit être autorisée par le préfet. Dans le cas d’animaux domestiques il ne peut s’agir que d’adoption. C’est un processus qui demande des précautions vis à vis de la santé publique, de l’environnement et du suivi des animaux adoptés. Certaines associations se sont donné la mission de faciliter ces adoptions.