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Avancées scientifiques, Recherche fondamentale, Santé

29 - 11 - 2017

Asthme allergique: il faut décoder un mécanisme immunitaire et hormonal complexe

A partir d’études sur patients et sur modèle souris, une équipe nord-américaine a fait progresser la compréhension du rôle des hormones sexuelles dans l’asthme allergique.

 

L’asthme allergique est une maladie qui chez l’adulte touche deux fois plus les femmes que les hommes.

 

En mai, une équipe Inserm, IGBMC, Université Toulouse III, CNRS a montré que la testostérone inhibait la prolifération des cellules immunitaires ILC2 qui jouent un rôle central dans le développement de l’asthme. Ils ont pour cela utilisé des modèles in vitro et un modèle souris d’allergie aux acariens.

 

 

 

 

Cette semaine une équipe de l’université de Vanderbilt aux USA a confirmé que chez les patients atteints d’asthme allergique, les cellules ILC2 étaient plus nombreuses chez les femmes que chez les hommes

 

Poussant les investigations sur modèle souris, ils ont montré que :

  •                         - les hormones sexuelles agissent sur le nombre et l’activité des ILC2 par l’intermédiaire de l’interleukine 2 ou IL2
  •                         - la testostérone diminue l’expression d’IL-33 et TSLP, des stimulants de l’ILC2.

 

D’autres études ont par ailleurs montré que les œstrogènes augmentaient la production de mucus dans les voies respiratoires.

 

Comprendre comment les hormones sexuelles agissent sur l’asthme allergique demande du temps, mais c’est une étape nécessaire si on veut développer de nouvelles stratégies de traitement de cette maladie.