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Les idées fausses

Certaines idées fausses circulent sur le sujet de la recherche animale. Vous trouverez ici les réponses à celles qui sont les plus répandues. Si vous souhaitez poser des questions n'hésitez pas à nous contacter. Par ailleurs le site en langue anglaise Speaking of Research donne de nombreuses informations sur ce sujet et propose un flux RSS régulièrement alimenté.

Idée fausse n°4 : "Les médicaments provoquent des accidents à cause de la recherche animale."

Les accidents dus aux médicaments (iatrogénie) sont dans leur très grande majorité consécutifs à des effets secondaires connus qui surviennent à cause de prises inadaptées ou erronées. Le manque de continuité et de suivi d’un traitement peut aussi être à l’origine de ces troubles. Selon l’Observatoire Jalma du financement de la santé en France, « environ 25% des médicaments prescrits par les médecins ne seraient pas pris par les patients ». Ce qui conduit à un problème majeur de santé publique : plus de 12 000 décès et plus de 100 000 hospitalisations seraient dus chaque année à une mauvaise observance des traitements

Les médicaments sont des produits actifs et puissants. Leur utilisation doit toujours se faire avec prudence surtout chez des personnes fragiles. C'est ce que l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) rappelle sur son site.

Il arrive qu’un effet secondaire inconnu soit découvert chez des patients et cela malgré les études réalisées au préalable (études in vitro, recherche animale et essais cliniques). En effet malgré la grande qualité des études et les efforts permanents des chercheurs et des administrations du monde entier, le risque zéro n’existe pas. La raison en est la variabilité presque infinie de la population des patients (voir La sécurité des médicaments). C’est pourquoi on a créé la pharmacovigilance qui collecte et diffuse le plus rapidement possible les informations importantes liées à l’utilisation des médicaments.

Idée fausse n°3: "Les méthodes alternatives peuvent remplacer la recherche animale."

Les méthodes alternatives (méthodes in vitro et in silico si on s’en tient au sens de la question) ne peuvent pas remplacer la recherche animale.

La recherche animale consiste à étudier un animal, organisme vivant complet et autonome. Les méthodes in vitro consistent à étudier une partie d’organisme (souvent animale, rarement humaine) maintenue en survie dans un environnement artificiel. Les méthodes in silico consistent à utiliser des programmes informatiques qui tentent de prédire le comportement d’une partie de l’organisme. On voit que ces méthodes sont fondamentalement différentes. Elles apportent toutes des informations mais elles ne peuvent pas se substituer les unes aux autres. 

Pour tenter d’illustrer les différences fondamentales entre ces méthodes, on peut imaginer l’étude d’un ordinateur : la recherche animale correspondrait à l’étude de l'ordinateur allumé quand les méthodes in vitro étudieraient les composants de cet ordinateur dispersés sur une table et les méthodes in silico ses schémas de construction. Aucune de ces méthodes ne permettrait à elle seule de comprendre comment fonctionne l'ordinateur ni comment le réparer en cas de panne. Toutes sont nécessaires.

Idée fausse n°2 : "La morale n'est pas compatible avec la recherche animale."

L’expérimentation animale respecte la morale même si c’est une activité qui comme la plupart des activités humaines a des conséquences positives (progrès scientifique et médical, santé humaine et animale) et des contreparties négatives (mort d’animaux, parfois douleur).

La morale est respectée quand les valeurs humaines interviennent dans les choix et les décisions. Cela signifie ici que les aspects positifs doivent être vérifiés et optimisés, que les aspects négatifs doivent être justifiés et minimisés et que tous deux doivent être comparés avant d’agir. C’est exactement sur ces bases que les comités d’éthique fonctionnent et que les réglementations sont bâties. La nouvelle directive européenne de 2010 a créé l'exigence d'évaluation éthique avant toute étude sur animaux (Article 38).

Idée fausse n°1: "La recherche animale ne fait pas progresser la médecine."

D’importants progrès en matière d’hygiène et d’alimentation ont permis dans le passé d’améliorer la santé humaine sans recours à la recherche animale. Mais une fois ces progrès réalisés, seule la connaissance scientifique acquise entre autres par la recherche animale permet d’aller plus loin dans la prévention et le traitement des maladies.

La preuve en est que la très grande majorité des Prix Nobel de médecine qui depuis plus d’un siècle honorent les plus importants progrès en matière médicale se sont appuyés sur la recherche animale. Cela a encore été le cas en 2014.