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Les idées fausses

Certaines idées fausses circulent sur le sujet de la recherche animale. Vous trouverez ici les réponses à celles qui sont les plus répandues. Si vous souhaitez poser des questions n'hésitez pas à nous contacter. Par ailleurs le site en langue anglaise Speaking of Research donne de nombreuses informations sur ce sujet et propose un flux RSS régulièrement alimenté.

Idée fausse n°9 : "Les animaux ne sortent jamais vivants des laboratoires."  

Une idée répandue est que les animaux ne sortent jamais vivants des laboratoires. Que ce soit pour des raisons scientifiques, sanitaires, éthiques, réglementaires ou par manque de solutions pratiques il est en effet souvent impossible de permettre à un animal de mener une vie après le laboratoire. Même si depuis longtemps des établissements qui ont cette possibilité proposent, en accord avec la réglementation, des retours à la vie extérieure ou des "retraites" pour leurs animaux, cela reste une exception.

Mais les choses évoluent. Depuis quelques années des associations se créent dans le but de favoriser la réhabilitation des animaux de laboratoire dans les cas où c'est possible. En France, l'association GRAAL oeuvre depuis des années dans ce domaine et en collaboration avec les chercheurs a pu donner accès à une retraite heureuse à de nombreux animaux d'espèces variées (chiens, chevaux, animaux de ferme, oiseaux, macaques, hamsters).  

Idée fausse n°8 : "La France est le pays d’Europe qui utilise le plus d’animaux en recherche, ce qui prouve son manque d’égard pour les animaux."

C’est faux. La dernière enquête disponible indique que la France a utilisé 2,2 millions d'animaux en 2010 tout comme le Royaume-Uni (figure 2).

Ce que les chiffres nationaux indiquent réellement c'est l'importance accordée par les pays à la recherche biomédicale. En effet, c'est l'importance de cette recherche qui fixe le nombre d'animaux utilisés. Dans ce domaine il faut souligner l'efficacité de la recherche française, efficacité qui seule justifie l’utilisation d’animaux: trois chercheurs français ont obtenu un Prix Nobel de médecine depuis 2008.

Idée fausse n°7: "Ce n'est pas l’intérêt scientifique qui motive le recours à la recherche animale."

Le recours à la recherche animale est toujours motivé par l’intérêt scientifique et dans un objectif de santé publique.

Cette recherche peut s’inscrire dans le cadre d’exigences légales comme c’est le cas pour les études de sécurité des médicaments. Ici, le législateur impose le recours aux animaux pour certaines études parce que c’est le moyen le plus sûr d’obtenir des données scientifiques valides sur les effets d’un futur médicament.

Le recours à la recherche animale peut s’inscrire dans le cadre de la recherche scientifique et médicale. Dans ce cas, le chercheur est libre d’utiliser les méthodes de son choix. Le recours fréquent à la recherche animale s’explique, non pas par l’habitude ou une pression de la communauté scientifique, mais par la volonté d’utiliser les méthodes scientifiques les plus efficaces pour permettre des découvertes. Et la recherche animale fait partie de ces méthodes.

Idée fausse n°6: "La recherche animale est une torture."

La torture n’existe pas dans les laboratoires et la douleur est absente de la plupart des études.

Les images choquantes qu'on voit parfois sont manipulées pour effrayer.

Les USA qui recensent la douleur en recherche animale constatent son absence pour 61% des animaux et sa suppression par administration d’analgésique ou d’anesthésique pour 30% des animaux. Ce sont au final 9% des animaux qui doivent supporter une douleur. Celle-ci est malheureusement en général connue des patients car elle est due aux maladies étudiées que sont le cancer, les maladies inflammatoires ou les accidents vasculaires.

Les comités d’éthique et les équipes de recherche veillent systématiquement à prévenir, détecter, diminuer ou supprimer la douleur. Le recours à l'anesthésie est systématique sauf si elle est plus traumatisante que la procédure ou incompatible avec sa finalité (code rural art. R214-109). Une étude qui implique une douleur, une souffrance ou une angoisse intenses susceptibles de se prolonger sans qu'il soit possible de les soulager ne peut être mise en oeuvre (code rural art. R214-108). Une dérogation peut être accordée par le ministre chargé de la recherche seulement après avis des autres ministres signataires et avec notification auprès de la Commission européenne qui peut s'y opposer. 

Idée fausse n°5: "Les hommes ne sont pas des animaux, c'est pourquoi la recherche animale n'est pas efficace."

Les hommes et les animaux sont issus d’une même évolution depuis que la Terre existe. C’est la raison pour laquelle les animaux et l’homme ont énormément de choses en commun : l’ADN et l’ARN ont les mêmes codes chez la méduse, la mouche, le poulet, la souris ou l’homme. On sait que 99% des gènes de la souris ont un gène homologue chez l’homme. On retrouve chez tous les mammifères (souris, rat, lapin, chien, porc, singe) les mêmes organes que chez l’homme (cerveau, cœur, poumons, intestin, foie, reins, peau) et qui fonctionnent de façon similaire. C'est le principe d'homologie qui étaie le recours à la recherche animale. Il est tout à fait logique et efficace d’étudier les animaux pour faire progresser la santé humaine.

Les différences qui existent entre les animaux et l’homme loin de paralyser la recherche permettent de progresser. On peut par exemple découvrir pourquoi une espèce est résistante à une maladie ce qui aide à trouver des remèdes pour celle qui y est sensible.